Journal

24 juillet 2009 par tous

Un petit tour et puis s’en va …

 

Vendredi 24 juillet 2009, aéroport de Miami

 

Après une semaine d’automne à Bogota, nous sommes parties retrouver l’été, à Carthagène de Indias, sur la côté caribéenne de la Colombie. Changement de saison, changement de décor : le centre touristique de Cartagena est un petit bijou d’architecture coloniale. Avec ses boutiques de renommée internationale et ses démonstrations de danse traditionnelle sur la place centrale, pas de doute, Cartagena est bien le spot touristique colombien. Mais il faut néanmoins dépasser la muraille du centre historique pour retrouver l’ambiance tropicale, caractéristique de la côte colombienne. Quant aux plages cartagénoises, elles n’ont hélas pas été épargnées par l’invasion des buildings et des vendeurs ambulants (plus nombreux que les baigneurs !). Alors pour goûter au paradis, nous avons pris le bateau, direction las Islas del Rosario, et nous avons posé notre paréo sur leur plus belle plage : la Playa Blanca. Un nom qui parle de lui-même, non ?

Nous avons fêté le 14 juillet à l’Alliance Française de Cartagena, avec discours du consul, hymne national interprété par la fanfare de la Marine et vin (pas très français pour le coup !) d’honneur. Un petit sursaut patriotique après 4 mois de voyage ?

Que nenni ! Puisque nous remettions ça, 6 jours plus tard, à Medellin pour la fête nationale Colombienne !

 

Car oui, malgré la triste image que nous gardons de son Cartel (passé et enterré), nous sommes allées à Medellin pour découvrir une ville charmante, bien loin des clichés.

En effet, contre toute attente, Medellin est à la pointe du progrès et la métropole la plus prospère du pays. Les medellinenses sont particulièrement fiers de leur métro, digne des meilleurs réseaux européens. Il ne reste qu’un petit centre colonial à l’écart des buildings, les bâtiments sont colorés et les rues piétonnes font le bonheur des promeneurs. Botero est l’autre fierté nationale et entre la place qui lui est consacrée (où se sont installées nombre de ses sculptures) et le Musée d’Antioquia, nous en avons pris plein les yeux : sculptures, peintures, tout y est, pour notre plus grand plaisir. On y a d’ailleurs passé tellement de temps qu’il fut difficile ensuite de savourer l’exposition consacrée à Picasso au 1er étage !

Une petite pause s’est donc imposée, chez un petit glacier/fruitier, comme on en trouve à tous les coins de rues, et pendant que l’on sirotait un jus de fruits pressés accompagné d’une bonne boule de glace, une viejoteca a ouvert ses portes à côté de nous, à 17h !

Qu’est-ce qu’une viejoteca ? Une sorte de discothèque où les tubes des années 50 et les danses traditionnelles ont la part belle. A cette heure-ci, c’était le cours de « porro » (danse traditionnelle colombienne) qui commençait, hommes et femmes de tous âges s’y précipitaient. Mais nous n’avons pu y participer, notre séjour à Medellin, en Colombie, et en Amérique du Sud touchant à sa fin, il nous fallait rentrer à Bogota pour prendre l’avion direction l’Asie.

 

C’est donc la première partie de notre voyage qui s’achève. Et pour rester dans les thèmes qui nous sont chers, comment mieux clôturer ce tour des salles d’Amérique du Sud qu’en dînant avec le directeur de la Cinémathèque colombienne !

15 juillet 2009 par elsa

Let’s go to Bogota !

 

Mercredi 15 juillet 2009, place Fernandez Madrid, Carthagène

 

Nous avons atterri à Bogota le 7 juillet. Bogota : notre dernière grande étape en Amérique du Sud ! « Bienvenidas ninas en el pais de la locura y de los milagros » (« Bienvenue les filles dans le pays de la folie et des miracles »), voici comment Juan Camillo, un ami Colombien, nous a accueillies à l’aéroport. Oui, pour la première fois depuis le début du voyage, nous avons eu le plaisir d’être attendues à l’aéroport ! Notre premier petit miracle colombien ?

Et en ce qui concerne la folie, nous nous sommes vite rendu compte que s’il y avait quelque chose de fou à Bogota, c’était d’abord le trafic et l’organisation urbaine de cette ville immense (trois fois plus grande que Paris, pour vous donner une idée). Bogota est découpée en Calle (qui traversent la ville d’est en ouest) et Carreras (Nord - Sud), numérotées à la New Yorkaise. Notre seul point de repère dans ce quadrillage complexe : la Cordillère qui borde tout l’ouest de la ville.

 

Un peu désorientées, nous avons décidé, grâce aux conseils de Juan Camillo, de poser nos valises dans un des quartiers nord de la ville : Chapinero. Le nord est en effet la zone la plus sûre (et la plus riche !) de la capitale colombienne. Entre les maisons en brique rouge aux faux airs anglais, les grands parcs et jardins, et la multitude de restaurants et de bars qui vous tendent les bras, on se dit qu’il doit faire bon vivre à Bogota ! Notre quartier chouchou : Usaquén. Une « grand place » qui accueille un marché aux puces le dimanche, des rues calmes où se mêlent restaurants et boutiques d’antiquité, Usaquén ressemble à un petit village au sein de l’immense mégalopole sud-américaine. Pas étonnant d’ailleurs que ce soit dans ce quartier qu’on ait découvert un des cinémas les plus dynamiques de la ville : le Cinéma Paraiso.

 

Mais la zone touristique de Bogota reste sans conteste son centre historique, connu sous le nom de la « Candelaria ». C’est d’ailleurs sans doute l’un des plus beaux quartiers qu’on ait visité depuis le début du voyage. Ses petites rues escarpées et colorées mènent à la Plaza del Chorro de Quevedo, où les gens viennent écouter des conteurs en buvant un café !

L’autre place incontournable du Centre : la Plaza Bolivar, impressionnante tant par sa taille, que par les imposants bâtiments qui l’entourent. Juste derrière elle se trouve le Palais Présidentiel, où nous avons assisté à une relève de la garde, digne d’un défilé du 14 juillet !

D’autres quartiers du centre ont été moins bien préservés, et une promenade dans cette partie de la ville permet de découvrir une facette différente de la capitale colombienne, de mieux sentir le poids de son histoire. En comparaison, le nord de la ville nous apparaît alors un peu comme une bulle.

 

Le sud de la ville n’est quant à lui pas même évoqué dans les guides de voyage, si ce n’est pour prévenir les touristes étourdis de ne pas s’y aventurer. C’est la zone la plus pauvre et la plus dangereuse de la capitale : une troisième vision de Bogota !

 

Malgré ses contrastes, Bogota restera pour nous une des plus belles capitales d’Amérique du Sud, et une ville-paradoxe où il y a plus de choses à voir que de touristes pour les voir … Una locura o un milagro ?

7 juillet 2009 par wanda

Le Pérou selon nous…

 

Mardi 7 juillet 2009, aéroport de Lima

 

Depuis Puno, notre périple péruvien a continué vers le nord, en direction de Arequipa, petite ville coloniale ma foi charmante ! Enfin petite ville, Arequipa c’est tout de même :
-     la 2e ville la plus peuplée du Pérou

-       le plus grand couvent du monde

-       et 2 cinémas ( (un exploit au Pérou en dehors de la capitale !)

Mais pour nous Arequipa c’est aussi de jolies places entourées d’arcades et peu avares en fontaines, de belles églises à l’architecture indou-péruvienne, des cimes enneigées qu’on aperçoit au loin en mangeant une glace à l’ombre sous 30°, et bien sûr de succulents mets péruviens, avec ce qui devient notre spécialité, le menu del dia avec une soupe en entrée et un segundo à choisir , souvent constitué de blanc de poulet et de riz. Oui nous adoptons un rythme très sain !

On a aussi découvert une momie gelée, Juanita, pas très jolie, mais sa conservation la rend très impressionnante.

Bref Arequipa fut pour nous une étape très agréable. On a eu un coups de cœur pour le monastère de Santa Catalina, magnifique, surtout parce que lors de notre visite, nous avons eu la chance d’y découvrir les préparatifs d’un mariage somptueux… Malheureusement ce n’était que les préparatifs.

 

Mais le temps presse et direction Paracas, petite escale avant Lima pour nous permettre de ne pas enchaîner 25h de bus. Malheureusement, dès qu’on arrive on sent que le piège à touristes se referme sur nous et il ne nous reste plus qu’à faire les 2 tours disponibles : visiter le parc naturel de Paracas et ses plages colorées (nous les avons uniquement visitées, malheureusement nous n’y avons pas goûté), et partir à la rencontre des Islas Ballestas au petit matin, les « Galapagos du pauvre » selon le Lonely Planet. À bord d’un gros bateau a moteur, on peut apercevoir à 2 mètres de nous des colonies de cormorans, des phoques, des pingouins, et surtout (mon préféré je l’avoue) des pélicans !

Le temps de rentrer à l’hostel, nous voilà reparties pour la capitale.

 

Nous n’avons trouvé qu’un mot pour décrire Lima, celui utilisé par les backpackers que nous avions rencontrés et celui que nous avons utilisé lors de notre séjour là-bas était le même : gris.

Oui Lima est très grise, un peu pluvieuse, ce n’est pas le genre de ville qui donne envie de chanter au réveil (non pas que je chante habituellement au réveil…).

Mais Lima c’est aussi une ville immense, dans laquelle on rejoint un quartier comme une autre ville, en prenant la route (bon d’accord le périphérique mais en comptant  4 fois plus de distances !). Le centre est constitué de trois places principales très imposantes avec les palais de la justice, cathédrales et compagnie, puis une longue rue piétonne relie ces trois places et vous ramène à la mondialisation! Des magasins dans tous les sens, des énormes enseignes sur toutes les façades, parfois de vieilles bâtisses mignonnes encerclées par un McDonald’s et un Burger King ! Il y a du monde partout et le Pérou ne ressemble plus du tout au bonnet en laine de lama et aux flûtes de pan.

 

En ce qui concerne notre logement, c’est simple, le quartier de Miraflores est le quartier dédié aux touristes. Entre artisanat péruvien et restaurants chinois, tout le monde y trouve son compte !

 

Enfin A Lima, il y a aussi la mer, mais là encore, nous n’avons pas sorti nos maillots de bain, le temps ne s’y prêtait guère.

 

C’est sur cette note grisâtre il est vrai que nous avons quitté le Pérou. Qu’en est-il de Cuzco et du fameux Macchu Piccu nous direz-vous ? Malheureusement à cause des importantes grèves routières que connaît le Pérou en ce moment et de notre budget serré, ce sera pour une autre fois. Il faut bien qu’on se garde quelque chose pour les 60 prochaines années ! J

Dernière mise-à-jour : 28 juillet 2009